Précision helvétique binaire

C’est nouveau, ça vient de sortir…

L’Office fédéral de la santé publique - d’entente avec l’Association des chimistes cantonaux suisses - reconnaît que l’indication du pays de production pour les vins sans indication géographique constitue un problème pour les embouteilleurs. L’OFSP considère que l’indication « pays de production : hémisphère sud et hémisphère nord » est légale !

Petit rappel législatif…

Actuellement, ces règles d’étiquetages sont réglées par l’Ordonnance du DFI sur les boissons alcooliques. Celle-ci précise à l’article 9 alinea 7 que “Les vins autres que ceux énumérés aux al. précédents ne peuvent porter que la dénomination spécifique «vin». Cette mention peut être complétée par l’indication de la couleur du vin. Est interdite toute autre mention relative à l’origine, à la provenance, au cépage ou au millésime. L’art. 10, al. 1, let. c, est réservé.”

Et ledit article 10 alinea 1c spécifie que doit figurer sur l’étiquette “le pays de production, pour autant qu’il ne soit pas identifiable d’après la dénomination spécifique, le nom ou la raison sociale et l’adresse du producteur” .

Déjà là, tout n’est pas d’une clarté évidente. D’autant plus qu’on parle de la provenance géographique de vins “sans indication géographique”.

Mais aujourd’hui, on fait mieux. On nous apprend que l’hémisphère, qu’il soit nord ou sud, est un pays. La précision helvétique en prend un sacré coup. Pourquoi ne pas se contenter de “vin issu de la planète terre”. E.T. (mais oui, iti, téléphone maison. La référence date un peu…)  s’y retrouverait et pour nous autres terriens, cela serait presque aussi précis que ce qu’on nous propose.

L’aquaphile

On me l’a fait remarquer l’autre jour. Sérieux, mon blog. Un peu d’humour n’y ferait aucun mal.
Toujours à l’écoute, je vais de temps à autre vous faire partager quelques traits d’humour, ou de poésie, dans le sillage de mes auteurs préférés… Mais toujours en rapport avec le vin.

Pour celles et ceux qui ne voient pas les videos, un conseil: changez de navigateur. Prenez Mozilla Firefox (téléchargement gratuit), rapide et sûr.

Voici donc un grand moment… avec le regretté Pierre Desproges. 

Et pour celles et ceux qui préfèrent le texte, en voici une version malheureusement un peu abrégée…

J’étais littéralement fou de cette femme. Pour elle, pour l’étincelance amusée de ses yeux mouillés d’intelligence aiguë, pour son cul furibond, pour sa culture, pour sa tendresse et pour ses mains, pour cette femme à la quarantaine émouvante que trois ridules égratignent à peine, trois paillettes autour de ses rires de petite fille encore, pour ce fruit mûr pas encore tombé, pour ses seins arrogants toujours debout, même au plus périlleux des moins avouables révérences, pour cette femme infiniment inhabituelle, je me sentais au bord de renier mes pantoufles.
En sa présence, il n’était pas rare que je gaudriolasse sans finesse, dans l’espoir flou d’abriter sous mon nez rouge l’émoi profond d’être avec elle. Elle avait souvent la bonté d’en rire, exhibant soudain ses clinquantes canines dans un éclair blanc suraigu qui me mordait le coeur. J’en étais fou vous dis-je.
Je l’emmenai donc déjeuner dans l’antre bordelais d’un truculent saucier qui ne sert que six tables, au fond d’une impasse endormie du XVe où j’ai mes habitudes. J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Émilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de Soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Éclatant en orgasme au Soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi. Un si grand vin que Dieu existe à sa seule vue.
Elle a mis de l’eau dedans. Je ne l’ai plus jamais aimée.

Le Chardonnay (2) dans le monde

Dans les monde, les surfaces plantées en Chardonnay devraient se situer à près de 150′000 hectares. Ce qui correspond à 10 fois la surface de l’ensemble du vignoble suisse.

Par nations, ce sont les Etats-Unis qui viennent en tête avec près de 48′0000 ha, essentiellement en Californie, mais aussi dans les Etats de l’Oregon et de Washington.

La France suit de près avec une surface estimée à un peu plus de 35′000 ha. La Bourgogne vient en tête avec quelque 13′000 ha. La Champagne suit avec près de 8500 ha, devant le Languedoc proche des 8′000 ha. On trouve encore du Chardonnay dans bien d’autres régions, comme le Jura, la Drôme, la vallée de la Loire, ….

Troisième nation de la planète Chardonnay: l’Australie (22′500 ha en 2004) qui précède l’Italie (11′800 ha), la Moldavie (6000 ha), l’Afrique-du-Sud (8000 ha en 2005), le Chili (7500 ha en 2002) et l’Argentine (5100 ha en 2005). Ce sont là les principales nations mais on trouve du Chardonnay dans de nombreux autres vignobles comme la Slovénie, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, et la Bulgarie, l’Autriche. Tous ces pays ont plus de 1000 ha de Chardonnay. Une vingtaine d’autres pays en comptent quelques centaines d’hectares. C’est le cas de la Suisse.

Chardonnay (1): un cépage qui stagne

Chardonnay du Monde: une seule médaille d’or valaisanne, juste après le grand succès des vins du Vieux-Pays aux Vinalies. Un courriel d’un lecteur de ce blog me suggère de “développer” ce sujet, comme cela a été fait pour la Syrah ou l’Humagne. C’est bien volontiers. 

Les origines pour commencer.   La Bourgogne, sans conteste, puisque c’est là le cépage roi et que, de surcroît,  Chardonnay est le nom d’une commune de Saône-et-Loire, entre Châlon-sur-Saône et Macon.

Sans conteste ou presque, puisque dans son livre “Cépages du Valais”, Claude-Henri Carruzzo estimait l’implantation de ce cépage en Champagne bien antérieure à son arrivée en Bourgogne. Pour lui “la culture des raisins blancs en Champagne date certainement des premiers siècles de l’ère chrétienne”. Mais j’avoue que lorsque des ampélographes reconnus comme Pierre Galet ou plus près de nous le généticien-ampélographe José Vouillamoz le disent bourguignon, j’ai tendance à les croire.

C’est un cépage très multiplié en France, et dans le monde entier. On le connaît sous de multiples synonymes: Pierre Galet cite notamment pinot blanc ou pineau blanc (dans ces cas, ce n’est pas la forme blanche du pinot noir), melon d’Arbois, rousseau, klevner, feinburgunder…  j’en passe et des meilleurs.

En Valais, on note les premières traces de Chardonnay à la fin du XIXe siècle. Mais ce ne sont que des ceps isolés, découverts dans la région de Sierre notamment. Des ceps probablement arrivés par accident dans un lot de Pinot noir et de Gamay, comme l’explique l’ampélographe français Eugène Durand (1903). Et ces ceps ont probablement transités par le canton de Vaud où le Chardonnay était déjà bien répandu à cette époque.

C’est bien en Bourgogne que Henry Wuilloud a rapporté des plants de Chardonnay pour les mettre en terre au Domaine de l’Etat, à Leytron. Date retenue par José Vouillamoz: 1918. Ce qui est sûr c’est qu’en 1921, il sondait 113° Oechslé.

Le Chardonnay a progressé lentement en Valais. En 1991, il couvrait 43 ha. En 2000, on était passé à 61 ha. On en dénombrait ensuite 68 ha en 2003, 71,5 ha en 2006. Depuis, ce cépage a stagné, puis régressé et les derniers chiffres disponibles font état en 2008 d’un vignoble de Chardonnay de 70,5 ha, soit 3,68% des surfaces occupées par les variétés blanches (1,3% du vignoble). Aux dernières vendanges, on a produit 583′000 litres de Chardonnay sur plus de 18 millions de litres de vin blanc.

*Sources historiques: Pierre Galet et son Encyclopédie des cépages; José Vouillamoz dans l’Histoire de la Vigne et du Vin en Valais. 

Chardonnay du Monde: 4 fois l’or pour la Suisse

Quatre médailles d’or suisses au concours Chardonnay du monde. Une seule est valaisanne. Il s’agit du Chardonnay Réserve des Administrateurs 2008 de la Cave St-Pierre à Chamoson.
Les autres médailles récompensent des vins genevois. Il s’agit du Domaine des Abeilles d’Or Chardonnay de Genève 2007 de René Desbaillets (Domaine des Abeilles d’Or), du Chardonnay de Peissy 2008 de Fabien Rochaix (Cave des Perrières), et du Chardonnay Dardagny 2008 de Jean Hutin (Domaine Les Hutins).
Les vins suisses ont également obtenu 6 médailles d’argent et 6 de bronze. Un seul cru valaisan y figure, parmi les médaillés d’argent. Il s’agit du Chardonnay 2008 de la Cave St-Georges à Sierre. Les autres médailles d’argent reviennent à trois vins neuchâtelois, un vin du Lac de Bienne et un vin genevois.

Le chardonnay en Valais

Pour mieux interpréter ces résultats, il convient de noter que le Chardonnay ne représente en Valais qu’un petit 3,6% du vignoble de blanc. L’an dernier, notre vignoble a produit quelque 580′000 litres de ce grand blanc international. Rares sont les viticulteurs qui misent vraiment sur le Chardonnay, spécialité mondiale soumise à très forte concurrence. De plus, le climat valaisan n’est pas idéal pour cette variété  qui craint les trop fortes chaleurs. C’est donc sur les hauts du vignoble ou sur la rive gauche, moins exposée, qu’il donne chez nous les meilleurs résultats. Cela explique la relative discrétion des producteurs valaisans dans ce concours réservé aux Chardonnay du Monde. Et cela attribue encore plus de mérite aux producteurs qui s’y distinguent.

Le concours en bref

La 17e confrontation internationale des meilleurs Chardonnay du Monde, organisée par l’association Forum Œnologie, s’est déroulée du 10 au 13 mars 2010 en Bourgogne (France).
Après quatre journées de travaux, les experts jurés ont attribué 296 Médailles représentants un tiers des échantillons présentés. Dans le détail, ce sont 65 médailles d’or, 174 d’argent et 57 de bronze.
Le concours international Chardonnay du Monde récompense les meilleurs vins issus du cépage chardonnay, en attribuant chaque année des médailles représentatives, parce que fiables. À l’origine de ce concours, une conviction : les signes distinctifs de qualité sont la clé de la différenciation, donc de la valorisation des vins primés dans un contexte fortement concurrentiel et une offre souvent confuse.

Cette manifestation peut faire valoir des statistiques intéressantes
• Une ampleur internationale et une grande diversité : 887 échantillons, 37 pays participants, 300 experts jurés internationaux ;
• Une méthode exigeante tournée vers la qualité : respect des normes des concours internationaux, sélection rigoureuse des experts jurés, critères scientifiques de dégustation, traitement informatique sécurisé des résultats ;
• Des conditions de dégustation optimales : Limitation du nombre d’échantillons à 17 par jury, des experts jurés déchargés de tout calcul et donc pleinement concentrés sur l’appréciation des échantillons, isolement sensoriel et rythme de dégustation adapté.
Autre gage de qualité, dans le strict respect de la démarche d’assurance qualité, tout nouveau dégustateur, avant d’être admis au sein du collège des experts jurés de Chardonnay du monde a suivi une journée de formation comportant la détermination de son profil sensoriel, l’identification des arômes de chardonnay et des exercices sur la méthodologie des documents de notation utilisés dans les concours internationaux.
Chardonnay du Monde s’est ainsi progressivement démarqué d’autres concours internationaux grâce à des normes de qualité bien au-delà des standards.

Millésime 2009: Domaine des Montzuettes

Deuxième dégustation, deuxième série d’impressions générales.

Chez Charles-André Lamon, le millésime 2009 correspond parfaitement à ce qu’on en avait dit peu après les vendanges. Les blancs sont tendres, relativement riches, avec du fruit et, parfois, une pointe de suavité. Quant aux rouges, ils arborent de magnifiques robes, aux tons soutenus. Le fruité est très présent, les structures toujours intéressantes et les tannins bien présents, mais remarquablement enrobés.

Je ne suis pas surpris de trouver des blancs plutôt riches et amples: c’est le style de la maison,  assumé et revendiqué. Charles-André Lamon poursuit dans sa ligne. On applaudit ou on rejette. Mais le client fidèle ne sera pas déçu puisque le cap est maintenu. Et il faut avouer que les deux vins estampillés “Petite Arvine” sont bien agréables à boire, malgré ou grâce à une léger sucre qui ne masque pas les arômes.

Les rouges sont plus que prometteurs, que ce soient l’Humagne, le Cornalin ou la Syrah, des vins dont le fruité n’est pas masqué par les épices toujours présentes en soutien. On se réjouit de les revoir (et surtout de les “reboire”) dans quelques mois. Et on attend avec autant d’impatience les versions “élevage en barrique” dans un peu plus d’un an. Un mot aussi sur le Noir Passion, un assemblage Pinot - Diolinoir -Gamaret bien séduisant en entrée de gamme.

Sauvons un important vignoble historique!

Je transmets ce message émanant de José Vouillamoz et Joseph-Marie Chanton.

Dans une combe ensoleillée de Zeneggen se niche un vieux vignoble isolé d’environ 1200m2 situé à une altitude de 850 m. Il est accessible par un sentier étroit, à environ 10 minutes de la route. Pour la vendange, il est équipé d’un téléphérique le reliant au pied de la vallée (rive gauche de la Viège).

Le vignoble est divisé en plusieurs terrasses et comprend une maison de vigneron, avec une pièce en sous-sol, une cave et un local machine pour le moteur du téléphérique. La parcelle est bordée par un ruisseau. Elle est plantée de Fendant, Johannisberg, Gamay, Pinot Noir, Cornalin, Himbert-scha, Gouais Blanc et de quelques autres anciennes variétés encore indéterminées. Il s’agit d’un berceau de vignes anciennes, dans lequel j’avais pu récupérer in extremis le Himbertscha dans les années 1970.

D’un âge avancé, l’actuel propriétaire souhaiterait abandonner ce vignoble et aimerait arracher la parcelle cette année si personne n’en veut. Donc le temps presse !

Je vous propose la création d’un groupement. Les membres du groupement paient l’achat et l’investissement dans le vignoble par une contribution max. CHF 500.- par personne. Les membres seront convoqués pour les travaux en commun. Le travail et les bénéfices de la vigne seront rémunérés sous forme de bouteilles de vin. Tous les propriétaires ont accès libre à tout moment à la parcelle.

Visites de la parcelle: Samedi 20 Mars 2010 et Samedi 27 Mars 2010, chaque fois à 10h30. Point de rencontre: la place de parc de la Migros à Viège

Que les idéalistes qui souhaitent sauver avec moi ce vignoble historique de la vallée de la Viège s’annoncent sans plus tarder.

Contact josef-marie@chanton.ch

Les vins de Bordeaux ont souffert

Selon l’AFP, l’année 2009 a été « catastrophique » pour les vins de Bordeaux. Les chiffres sont parlants : moins 23 % de valeur pour les exportations et moins 14 % de volume. La commercialisation des vins de Bordeaux en France et à l’exportation s’est située à 496 millions de litres soit quelque 661 millions de bouteilles. Ce qui correspondait à un chiffre d’affaires de 4,9 milliards de francs suisses.

Selon les spécialistes, ce recul marqué correspond cependant à la situation mondiale, les échanges de vins au niveau mondial ayant passé de 90 à 70 millions d’hectolitres l’an dernier.

68% des ventes de Bordeaux ont été faites sur le marché français. Concernant les exportations, les autres pays de l’Union européenne ont acheté 86,4 millions de litres, soit une baisse de 19% par rapport à 2008 et un chiffre d’affaires en recul à 871 millions de francs suisses, soit moins 25%.

En volume, c’est l’Allemagne qui est toujours la première destination (25,2 millions de litres pour 173 millions de francs) tandis que la Grande Bretagne occupe le premier rang si l’on considère le chiffre d’affaires (340 millions de francs pour 197.000 hl).

68,4 millions de litres (-7%) ont été vendus à l’extérieur de l’UE, ce qui représente un chiffre d’affaires de 1,15 milliards de francs, soit une baisse de 22% par rapport à 2008.

Avec 13,7 millions de litres, la Chine a presque doublé ses importations de vins de Bordeaux. Hors de l’Union européenne, la Chine devient ainsi la première destination en volume, devant les Etats-Unis et le Japon.

Réunion du Groupe parlementaire vitivinicole

Constitué au début de l’année 2003, ce groupe s’est réuni à plusieurs reprises en 2004 et 2005.

Dans le courant de l’année dernière, le Conseiller national Laurent Favre, président de la Fédération suisse des vignerons (FSV), a repris la présidence du groupe. Les Conseillers nationaux André Bugnon et Jean-René Germanier en assument la vice-présidence. Quant au secrétariat, il est tenu par la direction de la FSV.
La raison d’être de ce groupe est la promotion de la viticulture suisse auprès des parlementaires fédéraux. En effet, les efforts et les bons résultats de nos vignerons et encaveurs méritent leur intérêt. Il s’agit également, dans une atmosphère conviviale, d’échanger l’information entre le législateur et les professionnels de la branche.

Lors de cette première rencontre, le président du groupe a mis en évidence les multiples contributions positives du vin, notamment du point de vue socio-culturel, paysager et de promotion de la santé. Il a souligné aussi que le chemin de la réussite pour notre viticulture se base sur des AOC cantonales fortes, une belle diversité de cépages indigènes reconnus, la protection des mentions traditionnelles et une promotion soignée en Suisse et hors de nos frontières. Le président du groupe a relevé encore qu’il est capital de donner un statut légal respectable aux vins suisses pour éviter que la mode de l’hygiénisme casse, dans un contexte de marché très ouvert, les efforts entrepris par les vignerons et encaveurs pour proposer des vins de haute qualité. Pour ce faire, il va prochainement déposer une motion demandant la valorisation légale de ce noble breuvage dans le cadre de la révision de la loi sur l’alcool. Enfin, Alain Farine, directeur de l’Association suisse des AOC-IGP, a informé l’auditoire sur le projet Swissness, une base légale importante pour l’authenticité et la valorisation des produits de notre agriculture et viticulture indigènes.

Vinalies d’Or: l’analyse

Au-delà du fameux résultat des vins valaisans aux Vinalies internationales de Paris, il est intéressant de voir quels sont les cépages et les types de vins médaillés.

Ce sont d’abord les vins blancs liquoreux qui ont eu les faveurs des jurés. Onze des 24 médailles d’or ont été attribuées à des vins doux. Des Ermitages (Marsanne blanche), des assemblages avec le plus souvent une part d’ermitage. Ajoutez-y un Johannisberg et une Amigne et le tableau est complet.

Deuxième catégorie primée: les blancs secs (ou presque) avec 10 vins. Ce qui surprend, c’est la diversité des cépages qui figurent au palmarès. Ermitage, Riesling, Heida, Amigne, Roussane, Petite arvine. Seule cette dernière obtient deux médailles d’or. Les assemblages sont aussi présents à trois reprises.

Les rouges enfin. Faiblement représentés puisque seuls 3 vins figurent parmi les médaillés d’or. Un assemblage ainsi qu’un Cornalin et une Humagne rouge.

Voilà pour les chiffres. On constate aussi qu’un concours comme les Vinalies attire en priorité les caves qui exportent, donc le plus souvent des négociants plutôt que les vignerons-encaveurs. La palmarès des médailles d’or le confirme; à part Les vignes du Potier  à Chamoson et la cave André Roduit et Fils à Fully, toutes les autres maisons primées sont des négociants connus et reconnus.



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