Grand Prix du Vin suisse: 2100 vins en concours

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Impressionnant succès pour le Grand Prix du Vin suisse, organisé à Sierre par Vinea. Plus de 2100 vins ont été jugés durant quatre jours. Une organisation parfaite, grâce à une équipe bien rodée et un système informatique très au point.

Visionnez le reportage de Canal9, avec quelques indications sur ce qui est fait pour garantir la plus grande objectivité dans ce monde du subjectif qu’est la dégustation.

Durant mon passage, un chef de table m’a fait déguster un vin qui visiblement avait divisé le jury. Un monstre qui ressemblait beaucoup plus à un vin du nouveau monde qu’à un pinot noir, ce qu’il aurait dû être, si j’ai bien compris. J’ai eu l’occasion de redonner mon critère favori: auriez-vous envie de finir la bouteille à deux ? La réponse étant clairement non, ce vin ne méritait à mon sens pas d’éloges excessives, malgré ses performances de bodybuilder.

PS. Etant en vacances durant deux semaines, ce blog subira une pause équivalente. A très bientôt!

De l’âge de l’arvine…

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On dit souvent que la petite arvine résiste moins bien au temps qui passe que d’autres cépages blancs valaisans ou assimilés comme le johannisberg, l’ermitage, l’humagne blanc ou l’amigne. Et j’avoue que j’ai aussi pu le constater.

L’autre jour, à l’occasion d’un repas partagé par les jurés du Grand Prix du vin suisse, à côté d’un très beau Sauvignon blanc genevois récent (j’avoue à ma grande honte avoir perdu la référence), les organisateurs ont servi une Petite arvine Château Lichten 2002.  Et ce fut une belle surprise. Ce vin avait certes quelques notes d’évolution qui le faisaient jouer dans un registre moins primesautier et fruité que dans sa folle jeunesse, mais il tenait la route avec maestria grâce à une structure très intéressante et une gamme aromatique complexe.

Je me suis finalement demandé si l’on n’est pas tout simplement plus exigeant avec l’arvine qu’avec d’autres spécialités. J’ai eu l’impression qu’on n’acceptait pas pour elle ce que l’on se félicitait de constater chez d’autres. Avec l’âge, l’arvine perd une partie de ses charmes juvéniles, mais elle peut compenser cela par d’agréables signes de maturité. Des “rides” qui lui font perdre un peu de la fraîcheur qu’on attend d’une petite arvine,  mais qui lui permettent de devenir un beau vin mature. Affaire à suivre!

Conseil d’ami: humagne rouge (Cave Rython d’or)

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Joli vin rouge que cette humagne rouge 2007 élevée par Jean-Jacques Devayes à Leytron. Un vin très mûr, avec un joli fruité (fruits noirs) et une belle typicité renforcée par les arômes d’écorce de chêne. Un petit bémol tout de même pour les tannins un tantinet astringents. Mais pas de verdeur végétale, comme c’est trop souvent le cas lorsque le raisin n’est pas assez mûr.

La concentration et la maturité de ce vin en font plutôt un breuvage à consommer accompagné. Il lui  manque un peu de fraîcheur pour faire merveille à l’apéritif. Mais est-ce un défaut ?

Bonne année pour Provins

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La Coopérative Provins boucle un exercice commercial et comptable excellent. La hausse du chiffre d’affaires de 7.6 % par rapport à l’exercice 2007 s’explique notamment par la force des produits de marque ainsi que par la forte progression des ventes réalisées auprès de la clientèle particulière. La marge en % a elle aussi progressé par rapport l’année antérieure (0,2%). Le volume des ventes de spécialités est également en hausse de plus de 20%. Le total du bilan se monte désormais à 118 millions de francs et les stocks sont en diminution de 7 % par rapport au niveau de l’année dernière. La part des fonds propres au bilan se situe toujours à plus de 37 %. A noter que Provins a cette année versé 1 million de francs de plus que l’an dernier à ses fournisseurs de vendange. Un chiffre qui s’explique notamment par la hausse du prix du fendant de qualité, et par une récolte plus abondante que l’an dernier.

Si le chiffre d’affaires de l’export demeure stable, la marge est par contre en progression de plus de 2% par rapport à 2007. Cette situation est liée au développement des ventes de produits à valeur ajoutée, notamment dans le secteur de la gastronomie.

Les marques de Provins sont également en progression : Grand Métral (+ 72 %), Maître de Chais (+18 %) ou Crus des Domaines (+ 24 %). Ces résultats démontrent, outre la qualité de produits, la justesse de l’approche commerciale et marketing. (P.Vetter, avec le communiqué de presse)

 

Rouvinez absorbe Bonvin

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Les Rouvinez absorbent la cave Charles Bonvin Fils à Sion, partenaire des Celliers de Champsec. Bonne nouvelle, puisque cette maison, et surtout ses magnifiques domaines, reste en mains valaisannes. De plus, les nouveaux propriétaires - ils ont désormais 80% des actions - annoncent que cette cave conservera son indépendance, que la raison sociale sera maintenue, tout comme l’emploi, et que même le partenariat avec Varone vins restera d’actualité.

A chaque absorbsion, les frères Rouvinez pèsent un peu plus lourd dans le paysage vitivinicole valaisan. Avec 110 hectares en propriété, ils sont, sauf erreur, les plus gros propriétaires de vignes du canton. Et avec les quelques 800 tonnes de raisin encavées bon an, mal an, par la maison Bonvin (400 pour elle, 400 pour les celliers de Champsec), elle doit aussi dominer le classement en matière de volume encavé, si l’on excepte Provins qui vinifie le produit de plus de 1000 hectares.

Et le prix, me direz-vous ? Pas facile d’avoir un chiffre confirmé par le vendeur ou l’acheteur. Des indices permettent de le situer entre 8 et 10 millions de francs. Jean-Bernard Rouvinez a dit en conférence de presse qu’il y avait 20 hectares à 25 francs le mètre (5 millions) auxquels s’ajoute la plus-value. A quelle hauteur ? Sachant qu’un ancien actionnaire nous a dit que chaque action valait entre 12000 et 14000 francs, et que la famille en a vendu près de 700, on se retrouve dans la fourchette annoncée.

Cela dit, on se réjouit que ces domaines puissent continuer à donner de beaux crus, comme le “1858″ dont j’ai déjà parlé, comme la Petite arvine régulièrement de belle qualité, ou encore comme la Cuvée blanche qui m’a très souvent séduit. Et il paraît même que l’on aura toujours droit aux animations de derrière les fagots régulièrement proposées par Christophe Bonvin. Youpie!

Etoiles du Valais: le fendant devant.

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Tiens, vous les avez remarquées ? Les étoiles d’or (anciens labels nobilis) de printemps sont connues. Cent étoiles d’or pour 949 vins. Environ 10%, rien d’exagéré. Mais impubliable donc non médiatisé. C’est un peu le drame des concours.

Avec deux sessions saisonnières, ce concours valaisans pour vins valaisans et cépages valaisans ou assimilés n’est de plus pas facile à suivre.  Bref, ceux qui veulent les résultats complets iront sur le site de l’interprofession.

Pour vous mâcher un peu le travail, j’ai établi une petite statistique de cette version printanière de l’ex-nobilis. En fonction des cépages. En voici le résultat.

18 fendant — 12 syrah — 11 petite arvine — 8 marsanne-ermitage — 7 humagne rouge — 6 païen-heida — 6 gamay — 6 humagne blanche — 6 pinot noir — 5 cornalin — 4 amigne — 4 johannisberg — 3 pinot gris — 3 dôle — 1 muscat.

Le fendant est devant. Normal pour un vin à boire jeune, me direz-vous. Sur le même modèle, j’ai naïvement pensé que les syrah présentées à cette session printanière seraient pour la plupart des enfants du millésime 2007. Et bien non. Sachez que les deux tiers des primées sont du millésime 2008. On pourrait en déduire que nos syrah se boivent jeunes. Et on ne peut plus excuser le faible score des cornalin, assez loin au palmarès.

Mais ce ne sont là qu’élucubrations… La vérité est dans le verre et le bonheur dans le pré. Santé.

Conseil d’ami: une belle arvine

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J’inaugure aujourd’hui la rubrique “Conseil d’ami”. C’est un petit flash sur une bouteille du millésime qui m’a fait plaisir.

Pour commencer: la Petite arvine de la Cave St-Gothard à Fully (Philippe et Véronyc Mettaz). Une fois de plus, le sympathique couple de Fully a réussi un très joli vin que j’ai goûté au Château de Villa. Beaucoup de fruit, un magnifique équilibre. Malgré une fine rondeur, un vin sec grâce à une très belle acidité. Un cru complet qui se boit aussi bien en apéritif qu’avec un plat. Une arvine comme je les aime.

Je me réjouis déjà de goûter leur ermitage, toujours très bien réussi ces dernières années.

Cinq bouteilles de classe

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J’ai goûté hier quelques beaux et bons vieux vins qui méritent une citation.

Trois bouteilles de Trémaille, d’abord. L’assemblage vedette de la cave Rouvinez m’a rarement déçu en matière de garde. La dégustation des millésimes 2002, 2001 et 1999 n’a pas rompu le charme. J’aime vraiment l’équilibre de cette assemblage de chardonnay et de petite arvine. Je relève aussi la parfaite maîtrise de l’élevage en barrique.  Parmi les six autres dégustateurs présents, un seul, et pour un vin uniquement, a mentionné un arôme pouvant évoquer le bois. Le millésime 1999 avait des notes d’évolution plus prononcées (sans que cela ne soit un défaut, bien au contraire). Le 2002, par contre, malgré ses 6 ans bien sonnés, faisait preuve d’une grande jeunesse, avec des arômes de rhubarbe, de citron et d’ananas dans une bouche très fraîche.

Je veux aussi vous parler de deux syrah impressionnantes.  La première était l’oeuvre de Gérald Besse, la seconde de Denis Mercier. Toutes deux du millésime 1998. Et toutes deux d’une grande … jeunesse, tant pas la couleur que par les arômes de fruits noirs encore bien présents.  Assez semblables dans le style (grande présence, arômes de girofle, de poivre, de torréfaction et de fruits noirs -cassis, sureau- avec une belle acidité en soutien et des tannins bien fondus), mais avec un léger avantage aux points à la seconde.

Si les grands vins sont ceux qui résistent au temps, ces cinq bouteilles font indéniablement partie de cette catégorie.

Amignes: une verticale convaincante

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Peu de monde pour la verticale d’Amignes proposée dans le cadre de la Fleur d’Amigne à Vétroz. Une quarantaine de personnes pour quatre séances menées par Paolo Basso, deux fois deuxième sommelier du monde. Dommage, car la démonstration était à mon sens plutôt convaincante.

Elle a débuté par une Amigne 2003 de Romain Papilloud (cave du Vieux-Moulin). Un vin complexe au nez avec une note miellée, un fruité très mûr (gelée de mandarine), une note florale évoquant le jasmin et une touche poivrée. En bouche, fraîcheur, douceur, amertume lui confèrent pas mal d’élégance et d’équilibre. Un peu d’astingence et une certaine chaleur d’alcool nuancent un peu le jugement.

Beau sujet aussi que l’Amigne 2002 d’André Fontannaz  (Cave la Madeleine). Des épices, du pamplemousse, du melon, de la mie de pain et (pour Paolo Basso) du sirop d’érable. La bouche est fine et complexe, très sapide avec une note saline. “Ce vin de 2002 est à son apogée”, a estimé le sommelier.

J’ai beaucoup aimé le 1999 de Fabienne Cottagnoud. Mais son côté oxydatif rappelant un peu le Fino de Jerez en fait un vin un peu à part. Résine, tabac, noix caractérisent le nez. La bouche est ample, grasse, avec des notes fumées et minérales. La finale est un peu courte, mais le vin très intéressant.

Je passe sur deux vins qui m’ont moins passionné. J’arrive alors sur le 1993 d’André Fontannaz, marqué par un nez évolué, iodé, finement pétrolé. La bouche est un peu pâlichonne, droite, voire linéaire. Même la persistance est étonnante, sur des notes de cognac, avec un côté iodé. Intéressant.

Autre vin un peu austère: le 1991 de Jean-René Germanier. Le nez sur les notes florales, le malt et le massepain, m’a séduit. Tout comme les épices et l’ampleur finale, à nouveau sur une note iodée.  Un peu comme une arvine? “Le côté salin est peut-être plus une caractéristique du terroir valaisan que de l’arvine”, a lâché sans en avoir l’air Paolo Basso. Une réflexion intéressante…

Du même producteur, le 1990 a fait encore mieux. Nez d’agrumes - citron vert et pamplemousse. Bouche agréable, avec une belle acidité et une évolution harmonieuse. Un palais plein pour un vin salin (encore!) et goûteux.

Moralité: l’amigne se garde. Voir aussi le jugement de Paolo Basso sur CANAL9

Une arvine de plaisir : chez Cornulus

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Celle-ci, j’avais oublié de vous en parler. J’ai bu l’autre jour la première des bouteilles acquises. Il s’agit de la Petite arvine Octoglaive de la cave Cornulus. Un superbe cru pour le plaisir. Un vin expressif au nez, avec des notes de pamplemousse, de limette assorties d’une touche de fruits exotiques. La structure est intéressante, une délicate douceur qui épouse à merveille la belle acidité. Un vin assez gras avec une belle salinité finale. Troisième fois que je l’ai en bouche et toujours autant de plaisir.

PS. Vous imaginiez que j’allais vous parler d’amignes ? Rassurez-vous, ça viendra. Mais comme je n’ai pas eu le temps de goûter sur la place du four en cette fin de semaine, je compte sur vous …


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