Des sommeliers régionalistes
Vous avez lu le dernier PME Magazine? Les sommeliers de quelques grandes tables romande révèlent leurs coups de coeur, un blanc et un rouge. L’exercice a ses limites puisqu’on sent tout de même dans les réponses poindre un régionalisme de circonstance. Personne ne peut se risquer de snober les vins du canton. La statistique est parlante.
Deux restaurants genevois, deux vaudois, un valaisan et un jurassien, cela donne les résultats suivants:
- un vin grison cité par un restaurant vaudois
- un vin neuchâtelois, cité par le restaurant jurassien
- deux vins vaudois, cités par deux restaurants vaudois
- quatre vins genevois, cités par deux restaurants genevois et un vaudois
- quatre vins valaisans cités par un restaurant valaisan, un jurassien et un genevois.
On constate que les vins valaisans ne sont cités ni par le sommelier de Philippe Chevrier (Satigny), ni par ses collègues oeuvrant chez Philippe Rochat (Crissier) et Gérard Rabaey (Pont-de-Brent)
Pour les vins valaisans, les sommeliers de l’Hôtel Beaurivage citent le Païen 2006 de Simon Maye et fils à St-Pierre-de-Clages et précisent que “le 2005 peut rivaliser avec n’importe que grand vin blanc”.
Le sommelier de Georges Wenger au Noirmont cite l’Humagne rouge 2005 de Philippe Darioli à Martigny.
Les deux autres mentions proviennent du sommelier du Restaurant Didier de Courten à Sierre qui met en avant l’assemblage liquoreux Tulum de Jean-Louis Mathieu à Chalais et l’Humagne rouge 2007 (Domaine de l’Ardévaz) de Rouvinez vins à Sierre.
