Syrah Domaine des Montzuettes 2007

Dégusté en cours de semaine: la Syrah 2007 du Domaine des Montzuettes (Charles-André Lamon). Un vin qui se présente avec une superbe robe d’un pourpre étincelant. Un nez qui s’étoffe avec les minutes pour devenir très expressif, sur les fruits noirs, avec un touche évoquant le thé noir. On retrouve ces arômes en bouche, avec une note de girofle, une dominante de mûron. Mais surtout, cette bouche est pleine, puissante, avec une sympathique virilité due à une belle et rafraîchissante acidité et des tannins qui savent se montrer fermes sans être séchards pour autant. Un vin que l’on boit pour le plaisir, mais qui accompagne volontiers une belle et solide gastronomie.

Deux fois l’or à Berlin pour Albert Mathier et Fils

Au Weintrophy de Berlin, où 3850 vins ont été dégustés, la maison Albert Mathier et Fils a remporté deux médailles d’or, la première avec sa Petite arvine Aphrodine 2008, la seconde avec son Bacchus 2008, un Pinot noir élevé en barriques.  La cave salquenarde a également obtenu deux médailles d’argent.

Deux autres vins suisses, tessinois plus précisément, figurent aussi parmi les médaillés d’or. Deux vins de la maison Delea à Losone, le Merlot Carato 2008 et le Chardonnay Apocalisse 2009.

Vinalies: l’interview de Mike Favre

Cocorico. Les 24 médailles d’or valaisannes constituent un exploit. Imaginez: 7 médailles d’or pour le Bordelais, une seule pour la Bourgogne. Même si comparaison n’est pas raison, près de 10% des récompenses majeures d’un concours réunissant 3200 échantillons, attribuées à une régions viticole d’à peine plus de 5000 hectares, c’est du jamais vu.

On revient comme promis sur ce sujet avec l’interview accordée par Mike Favre, ancien président des oenologues suisses, président du Mondial du Pinot noir, à la télévision Canal9.

Wine in tube: ç’est pas beau, ça ?

A propos de Wine in Tube (vin en tube, article  du 2 mars), voici à quoi cela ressemble.

Wine in tube

ça vous donne envie de boire un verre ? Pardon un dé à coudre ? Cru classé ou pas, moi ça me fait plus penser à un étui à cigare qu’à du vin.

Dites-moi ce que vous en pensez, ça m’intéresse…

Vinalies de Paris: 24 “or” valaisans

Le Valais a cartonné aux Vinalies internationales de Paris 2010. Avec 24 médailles d’or et 36 médailles d’argent, notre canton fait bien mieux que l’an dernier (15 or et 24 argent). C’est surtout le quota de médailles d’or valaisannes qui suscite l’admiration. Pour l’ensemble du concours (plus de 3000 vins dégustés), les jurés ont accordé 266 médailles d’or. Le Valais en remporte donc près de 10%. C’est certainement du jamais vu!

Autre constat: l’ensemble des autres régions viticoles suisses ont obtenu 5 médailles d’or. Le Valais a donc 82% des médailles d’or helvétiques.

Provins brille particulièrement avec 5 médailles d’or (Domaine Tourbillon 2006, Les Titans Défi blanc 2008, Les Titans Petite arvine 2007, Grains de Malice 2007 et Grains de Malice 2006).

Adrian Mathier obtient 3 médailles d’or, le Mont d’or en a 2 tout comme André Roduit et Fils à Fully, Jean René Germanier à Vétroz, Vins des Chevaliers à Salquenen et Robert Gilliard à Sion.

Les médailles d’or:

* Cornalin Primus classicus 2008 Suisse Valais Caves Orsat à Martigny

* Cuvée Rouge 2008, Charles Bonvin Fils à Sion

* Château Hermitage 2007 André Roduit & Fils à Fully

* Château Hermitage récolte tardive 2006, André Roduit & Fils à Fully

* Chevalier blanc 2008, Vins des Chevaliers à Salquenen

* Petite arvine 2008, Vins des Chevaliers à Salquenen

* Riesling Amphitryon 2008 Domaine du Mont d’Or à Sion

* Johannisberg Saint-Martin 2007, Domaine du Mont d’Or à Sion

* Domaine Tourbillon 2006, Provins Valais

* Les Titans Défi blanc 2008 Suisse Provins Valais

* Les Titans Petite arvine 2007, Provins Valais

* Maître de chais Grains de malice 2007, Provins Valais

* Maître de chais Grains de malice 2006, Provins Valais

* Heida 2008, Bétrisey Antoine et Christophe à St-Léonard

* Blanc de mer 2008, Jean-René Germanier

* Amigne de Vétroz Mitis 2007, Jean-René Germanier à Vétroz

* Miroir de lumières 2008 Les Vignes du Potier à Chamoson

* Gemma Cépages nobles 2008, Adrian Mathier Nouveau Salquenen

* Gemma ermitage 2008, Adrian Mathier Nouveau Salquenen

* Petite arvine de Molignon 2008, Adrian Mathier Nouveau Salquenen

* Humagne rouge Tonneliers 2008, Robert Gilliard à Sion

* Roussanne Tonneliers 2008, Robert Gilliard à Sion

* Les Grains nobles 2003, Rouvinez Vin à Sierre

* Ermitage vendanges tardives Valorine 2007, Frédéric Varone Vins à Sion

Déguster du vin en tube

Vous connaissiez le WIT ? Moi pas encore, mais rien ne presse. Car déguster du vin sorti d’un tube de verre (Wine In Tube), ça me fait plus penser à une expérience de chimie. Un peu comme lorsque le nouveau président des oenologues suisses était présenté dans un journal comme un “alchimiste” posant devant des caisses de bordeaux. Mais revenons à nos moutons.

J’ai découvert le WIT en m’intéressant à un nouveau concept de dégustation proposé en France. Un sommelier et un épicurien passionné de vin (sic) proposent un concept baptisé “oenotion”.  Il s’agit d’un coffret accompagné d’un DVD.

Voici ce qu’en dit le site internet:

Le Coffret Oenotion est une véritable séance d’oenologie à domicile pour deux personnes, il contient :

  • Un cours d’initiation à la dégustation sur DVD (30 minutes conviviales) animée par un sommelier.
  • Un support de cours papier reprenant l’ensemble des éléments du DVD.
  • 12 Fiches de dégustations papier vierges.
    2 verres de dégustation.
    6 Grands vins numérotés de 1 à 6 pour une dégustation à l’aveugle, représentatifs des plus grandes régions viticoles françaises :

    • Macon Blanc (Bourgogne) .
    • Cotes de Gascogne Blanc (Sud ouest).
    • Coteaux du Languedoc Rouge.
    • Crozes Hermitage Rouge (Rhone).
    • Graves Rouge (Bordeaux).
    • Hautes Côtes de Nuits (Bourgogne).
    • Commentaires de dégustations de notre sommelier sur le DVD et sur 6 fiches de dégustations papier.

Bon, si ça vous tente, allez-y. Mais faites sans moi. A 60 Euros le coffret, ça fait cher le déci de vins mal conditionnés. Comme la dégustation est un phénomène à la mode, on ne sait plus que faire pour attirer les gogos. J’ai vraiment l’impression qu’on est en train d’oublier ce que doit être un vin: une boisson qui réclame qu’on la respecte, qu’on fasse attention à elle lorsqu’on la boit, mais qui, justement, doit avant tout être bue, en société, pour le plaisir.

Personnellement, je doute que les auteurs d’un tel coffret, le sommelier comme l’épicurien autoproclamé, aiment vraiment le vin pour proposer un produit aussi foireux.  Un conseil: si vous avez 60 euros, allez acheter trois bonnes bouteilles dans une oenothèque sérieuse, invitez quelques amis et buvez-les. Partagez vos impressions et vous en apprendrez autant qu’avec les conseils de gens sûrement plus passionnés par les affaires que par les vins.

PS. Pour celles et ceux qui s’intéresseraient à ce génial coffret: www.oenotion.com

Vins: blogs et forums très consultés

C’est TF1 News qui le révèle:

Selon une enquête réalisée sur une échantillon de plus 1000 Français,

  • 70% des sondés considèrent le vin comme un produit à part.
  • 63% se disent cependant néophytes ou débutants en la matière.
  • 78% estiment qu’il est nécessaire de s’informer avant d’acheter du vin.

Et pour s’informer, chez les sondés, Internet devance les guides d’achat ou la presse écrite magazine comme source d’information privilégiée.

  • En plus des sites web des producteurs, les blogs et forums s’imposent comme des sources d’informations prépondérantes.
  • 45% des sondés fréquentent spécifiquement les blogs et forums traitant de vin et de gastronomie.
  • 87% ont une confiance marquée dans l’information qu’ils y trouvent.

L’étude montre aussi que les acheteurs de vin ont une activité fréquente sur les réseaux sociaux (26% plus élevée que la moyenne) que ce soit pour y rechercher de l’information, y donner des conseils ou simplement pour dialoguer.

Le panier moyen sur Internet est 4 fois supérieur à celui en circuit traditionnel. 60% des gens préparant leurs achats sur Internet finissent par acheter dans un canal traditionnel. C’est là une preuve de l’importance des nouvelles technologies dans la décision d’achat.

Commentaire:  Il est probable, mais cela ne tient que du sentiment, que les chiffres seraient un peu moins élevés en Valais. Mais le phénomène est en marche et nombre de producteurs n’ont pas encore compris l’intérêt des blogs et des forums dédiés au vin, ni de l’Internet pour la promotion de leurs produits. Espérons qu’ils ne découvriront pas trop tard l’intérêt d’un site web de qualité, ni l’utilité des blogs et des commentaires qu’ils peuvent y poster. Allez, au boulot. Celui-ci vous est ouvert. Soyez participatifs, et faites-le connaître à vos clients, passionnés de bons vins, afin qu’ils puissent y mettre le grain de sel.

Des préférences “régionalisées”

Le vin ? Oh oui, surtout le rouge, et de préférence du valaisan. Une petite arvine convient aussi parfaitement.

Ce n’est pas une publicité de l’Interprofession de la vigne et du vin du Valais. Non, ces propos sont ceux de Doris Leuthard, tenus à Davos, rapportés par Le temps (Lundi 1er février).

Alors que ses fonctionnaires de l’Office fédéral de l’agriculture ne semblent pas très bien disposés à l’égard du Valais, leur cheffe fait une véritable déclaration d’amour aux crus du vieux-pays. Vous l’aurez remarqué, elle ne parle pas de vins suisses de manière générique, mais bien des vins valaisans. Elle cite aussi le fer-de-lance de notre vignoble: la petite arvine dont l’OFAG refuse que le Valais puisse protéger le nom.

Lorsque la ministre de l’agriculture fait référence à ses préférences pour les vins du Valais, c’est bien en comparaison des vins des autres régions du pays.

Cela confirme ce que certains ont toujours dit: il faut encourager les consommateurs à boire suisse plutôt qu’étranger. Un réflexe “consommer local” comme pour des pommes ou des choux. Mais lorsque ce réflexe local est installé, que les consommateurs pensent vins suisses, il serait mieux pour nous, Valaisans, qu’ils pensent d’abord vins du Valais. Car si le vin suisse existe, contrairement à ce que peuvent penser certains, ce n’est qu’en opposition au vin étranger.

Ce qui signifie aussi à mon sens qu’une publicité générique “Vins suisses” peut être utile, à condition de mettre en avant nos valeurs communes: coûts écologiques plus faibles, soutien à nos producteurs, maintien des places de travail, qualité moyenne excellente, …

Pour le reste, lorsqu’il s’agit de vendre du rêve, la publicité pour les vins suisses peut mettre en avant la diversité et les singularités de chaque région. On peut pour cela s’appuyer sur la somme des campagnes de promotion régionales. Car jusqu’à nouvel avis, lorsque le Valais met en avant sa petite arvine ou Neuchâtel son oeil-de-perdrix, ce sont bien des vins suisses que l’on propose aux consommateurs. Et c’est donc bien pour tout le monde.

Viti 2015: morceaux choisis

Pour compléter le sujet video, voici quelques morceaux choisis du rapport du Pr. Bernard Catry.

  • Viti 2015 confirme la nécessité de différencier par le haut les vins valaisans dans un marché suisse très encombré.
  • Il faut plutôt accroître les revenus par bouteille plutôt que d’envisager une stratégie de volume appuyée par des prix de vente concurrentiels.
  • Il faut viser:
    • une exportation ciblée, porteuse d’image
    • un objectif de parts de marché sur l’Est et l’Ouest du Plateau suisse
    • un objectif de valeur ajoutée en Suisse romande
    • une réflexion particulière sur la vente directe en Valais
  • Les dénominations les plus propices à l’exportation demeurent les spécialités.
  • Les profils de consommateurs les plus pertinents sont:
    • Les hommes, suisses, avec une formation supérieure et des revenus élevés
    • Ils sont à conquérir entre 30 et 45 ans, à fidéliser entre 45 et 59 ans.
    • Ils pourront être aussi bien des consommateurs occasionnels que des consommateurs fréquents
  • Cornalin et Petite arvine doivent être les appellations porteuses d’image, quitte à ne pas bénéficier d’un chiffre d’affaires important.
    Ce haut de pyramide est stratégique pour l’ensemble de la gamme, il doit résister aux sirènes d’une demande (de volume) en hausse. Ces vins ne doivent absolument pas être bradés.
  • La partie basse de la pyramide comporterait les dénominations génératrices de volume, la Dôle par exemple.
  • Entre deux, les dénominations qui restent à un prix accessible, mais dont on ne dispose pas d’un volume aussi important.
  • Il est donc important de mettre en place une hiérarchisation des productions valaisannes, entre recherche de l’image et recherche du volume.
  • La haut de la pyramide bénéficierait d’une distribution fortement orientée vers la Vente directe et l’HORECA.
  • Le bas de la pyramide serait plus présent en Grande Distribution et ferait l’objet d’efforts de référencement, de remises, de promotions sur le lieu de vente.
  • La communication, au travers de toutes les dénominations, doit se parer d’émotion et évoquer des bénéfices consommateur compatibles avec les messages des autres acteurs du canton, notamment sur la “Marque Valais”.

Viti 2015: quels marchés, quel marketing?

La vidéo du sujet de Canal9 diffusé hier (25.02.2010) suite à la publication des résultats de l’étude Viti 2015. Des résultats qui doivent servir à l’Etat du Valais pour définir sa politique vitivinicole à l’horizon 2015.

Demain de plus amples commentaires sur ce sujet.



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